Novembre

Ce sujet a 3 réponses, 2 participants et a été mis à jour par  Rémi, il y a 1 jour et 15 heures.

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  • #793

    Rémi
    Participant

    Mardi 5 novembre (par Mai).
    Sous les regards bienveillants de Rémi et de Charlie (qui n’a pas qu’un œil scrutateur !) j’entame le mois de novembre. Deux surprises : Michel a été des nôtres et Martial a fêté avec nous sa réussite du CAM (Certificat d’Assistant Moniteur) en apportant de quoi collationner. Bravo à lui !
    Sabine a focalisé la première partie de son cours sur l’équilibre. Elle est partie de la marche : on tourne le pied avant vers l’extérieur puis on avance le bassin pour amener le poids du corps sur le pied avant tandis que le pied arrière passe à côté de la cheville puis le genou se lève. Petit équilibre à maintenir. Puis on abaisse le genou, on pose le pied devant sans mettre de poids, on le tourne vers l’extérieur et ainsi de suite. Et puis, petite révision du pied et de ses points d’appui. Nous nous asseyons et enlevons nos chaussures et repérons… les orteils ! Et puis l’articulation du gros orteil (au niveau du gros coussinet), puis l’articulation côté petit orteil et le talon, le troisième larron du trépied ! Ce qui nous permet l’équilibre (nous le vérifions après). Puis nous massons tant et plus « la source jaillissante », point sensible s’il en est. Mais c’est là aussi que se cache la petite fourmi qui doit être bien arrosée d’énergie sous la source. A noter que ce n’est pas le seul être vivant à se cacher sous nos pieds. D’après ce que j’ai lu dans le dernier numéro du bulletin de l’Amicale, nous devrions avoir sous le talon du pied avant une petite souris qui ne doit ni être écrasée ni se faire la malle. Nous devrions aller voir. Massage d’un pied mais l’autre en a été pour ses frais, car nous reprenons les exercices sans chaussures : la marche avec le genou qui se lève puis s’abaisse puis coup de pied en touchant la main levée du même côté en se penchant un peu en avant, un peu comme l’exercice de base de notre forme. Mais ensuite ça change : avec un mouvement qui débute comme celui du 2ème duan mais se termine avec celui du 3ème duan. Pas clair : je vais donc me servir du petit livre rouge (tout le monde l’a ?) : 2ème duan page 45 numéro 37. Le genou gauche est levé, le pied en cuillère vers l’intérieur, le bassin tourne à droite tandis que le pied passe à côté de la cuisse en allant vers l’arrière puis la jambe revient par le même chemin en faisant un arc de cercle de droite à gauche grâce au bassin qui entraîne tout le monde. C’est là qu’intervient le 3ème duan car, en fait, en faisant l’arc de cercle avec la jambe gauche, le pied va taper les deux mains qui, elles, étaient prêtes (normalement). Ceux qui connaissent tout le 3ème duan (ce qui est loin d’être mon cas) me diront comment s’appelle ce mouvement. Il n’est pas du tout facile ce qui n’a visiblement pas rebuté les deux débutantes qui venaient pour la première fois : elles étaient contentes et vont s’inscrire. En ce qui me concerne, mes arcs de cercle ne ressemblaient à rien et mon pied ne tapait qu’une main sur les deux obligatoires.
    Après ces exercices d’équilibrisme, nous faisons tous ensemble la première partie des 13 postures puis nous travaillons par groupe. Nous revoyons avec Michel le début du 3ème duan jusqu’à avant la 2ème série de nuages. Révision de « séparer la crinière du cheval sauvage » et de la « dame de jade » avec l’application de la première partie du mouvement.
    Tout se termine à la pause autour du pot de Martial avant la dernière partie du cours consacrée à l’éventail.
    Mai

    #798

    Rémi
    Participant

    Jeudi 7 novembre. Les rencontres de l’Amicale débutent aujourd’hui, à Strasbourg, Sabine et la plupart des assistants y participent ; Fabienne et moi avons accepté d’animer le cours de ce jeudi.
    Souhaitant anticipé et préparé ce cours, j’ai envoyé à Sabine, en début de semaine, le programme que je proposais, découpé en quatre parties. J’avais besoin de son accord ; elle nous a donné carte blanche.
    Nous sommes huit en tout, dont Lucy, que je ne m’attendais pas à voir, et c’est une très heureuse surprise.
    La première demi-heure est consacrée aux exercices de base. Rien de révolutionnaire. Je prends un moment pour relire à l’attention de tous la réponse qu’avait faite Sabine à la question du bulletin quant à la bonne façon de s’asseoir dans ses hanches, et que nous avons mise dans le livret d’accueil. Je propose un exercice à deux, celui qui consiste à laisser reposer ses mains dans celles d’un partenaire. L’expérience m’ayant montré qu’il était intéressant et instructif de sentir le poids des mains de quelqu’un qui parvient à les laisser reposer, je propose que les « plus débutants » commencent l’exercice. J’ai dans l’idée d’amener à percevoir un avant et un après dans l’exercice. Les débutants commencent donc, puis les partenaires changent de rôle. Les débutants vont sentir le poids des mains de leur partenaire plus expérimenté, et vraisemblablement percevoir la différence de relâchement. Dans un troisième temps, ils refont l’exercice. Un peu différemment peut-être. Ce serait à eux de le dire…
    Pour la deuxième partie du cours, environ une vingtaine de minutes, je propose que les plus anciens se mettent à la disposition des plus débutants, afin d’expliquer tel ou tel mouvement d’un enchaînement ou bien tel exercice de base.
    Pour la troisième partie du cours, je propose aux participants, ainsi que je l’ai proposé à Sabine, de faire le premier duan de trois façons différentes. Je suis venu avec mon ordinateur portable et des enceintes, et nous effectuons le premier duan au rythme du son de bols tibétains. C’est un rythme assez lent, de 5 secondes en 5 secondes. À ce rythme-là, le premier duan dure un peu plus de 9 minutes. Après ce premier exercice, cette « première expérience », nous échangeons pendant quelques instants.
    Je propose ensuite que nous visualisions le premier duan, c’est-à-dire, sans l’effectuer « réellement ». Nous faisons tous le choix de nous asseoir parterre et de fermer les yeux. Afin que soyons « ensemble », j’indique le nom des mouvements et je guide de façon très descriptive les gestes et les déplacements. De nouveau, ensuite, nous échangeons.
    Troisième modalité, le premier duan plus rapidement, en à peine 4 minutes. Afin que nous soyons ensemble, je donne le rythme. Ensuite, nous échangeons de nouveau un moment.
    Au cours de la dernière petite (car le temps a passé vite) demi-heure, je propose que nous effectuions le 2ème duan au son de la voix de Sabine sur DVD. À mon avis, mais nous n’en avons pas parlé ensuite, c’était une bonne idée en théorie, mais par forcément en pratique. Car suivre le rythme, parfois changeant, sans avoir dans son champ de vision la personne qui le donne et qui effectue l’enchaînement, Sabine en l’occurrence, n’est pas aisé, surtout le 2ème duan. Ça aurait sans doute été plus simple avec le 1er duan.
    J’ai l’impression que chacun s’est prêté de bonne grâce à ce cours inhabituel, et à ses propositions elles aussi inhabituelles, peut-être même avec intérêt et curiosité. De mon côté, ça a été un chouette moment, qui est passé vite, alors que j’avais un peu craint le contraire. J’ai bien aimé nos échanges et notre proximité. Je ne peux pas parler à la place des autres participants, mais, de mon côté, j’ai vraiment eu l’impression que nous travaillions ensemble, et ça a été très agréable.

    #805

    LUU
    Participant

    Mardi 12 novembre 2019
    Rémi et Charlie, je compte sur vous pour les corrections et autres.
    Soirée spéciale : nous rentrons de la veille des rencontres de l’Amicale qui se tenaient à Strasbourg et Jean-Luc a ramené dans ses bagages Adama et Bintou. Adama pratique avec nous mais Bintou est un peu fatiguée par la journée, surtout qu’il a fait froid et même grêlé.
    Sabine nous a fait travailler l’ouverture des hanches : marche en écartant les jambes ; exercice au sol pour assouplir l’écartement des jambes et un peu d’équilibre avec comme mardi dernier, jambe levée, pied en cuillère… L’idée derrière tout ça, c’était l’application de brosser le genou. Très efficace quand on prend bien le genou dans le creux poplité ; un peu au dessus ou en dessous et cela marche beaucoup moins bien, c’est sûr ! Et nous continuons par les deux premières parties des 13 postures avec de nouveau les brosser les genoux de la forme.
    Nous travaillons ensuite en groupe et après la pause : 3ème duan.
    Lors de la pause, le cœur en pain d’épice de l’Amicale a été vite consommé ! Mais comme on dit, quand il n’y en a plus, il y en a encore. Donc pour ceux qui n’étaient pas là (nous étions moins nombreux que d’habitude), il y aura un cœur de rattrapage et des Bredele. Ceux qui ne seront encore pas là pourront le dévorer des yeux en allant sur le site facebook de l’association. Et de plus, photos de groupe avec nos amis burkinabés. Comme toujours, Sabine est floue ! Mais cela ne la gène pas ! (il n’y a pas qu’elle de flou !).

    #806

    Rémi
    Participant

    Jeudi 14 novembre. Merci à Mai pour ses notes qui complètent les miennes. Trois nouvelles personnes sont venues au cours ce soir. La présence de nouveaux pratiquants est chaque fois l’occasion pour Sabine de reprendre des notions de base, et c’est bien évidemment fructueux pour tous, même pour les plus anciens.
    Nous commençons par des exercices de base : rotations du bassin, il est possible de déplacer légèrement son appui d’une jambe à l’autre ; nous nous « secouons » en repoussant le sol de nos pieds ; quelques flexions avant : lorsqu’on se relève, doucement, on ne relève pas les épaules, elles sont détendues, et les bras sont comme « deux poids morts ».
    Arrêt sur le position du cavalier, les pieds parallèles, très légèrement rentrés vers l’intérieur. Nous portons attention à notre respiration, sans chercher à la modifier. Où nous sentons-nous respirer ? Dans la poitrine ? Dans le ventre ? Dans le dos ? Le haut du dos ? Le milieu ? Le bas ?
    Toujours la position du cavalier. Les « gueules du tigre » contre les cuisses, les bras légèrement éloignés du corps, comme si nous maintenions un œuf sous chaque aisselle.
    L’enracinement, nous indique Sabine, ne commence pas par les pieds, mais par le haut du corps, par le relâchement du haut du corps, des bras, des épaules. Soyons également attentifs à la verticalité, à la ligne verticale qui passe par le sommet du crâne et vient finir sa course au sol entre nos jambes.
    Le rythme que donne Sabine, « hou, xi », est généralement déroutant, inattendu, lorsqu’on l’entend pour la première fois, alors elle explique. Il s’agit du rythme de la respiration, mais aussi celui qui indique la flexion, l’absorption (hou) et l’expansion, l’expression (xi).
    Position du cavalier. Nous tendons les jambes, les bras se lèvent doucement, comme tirés vers le haut par un petit fil, puis nous nous asseyons et posons nos bras devant nous. Nous allons rapporter quelques fois le tigre à la montagne. Sabine nous invite à voir ce mouvement comme une grande respiration du corps. Zoom sur les pieds dans ce mouvements. Une fois en place, ils ne bougent plus, ils sont les fondations du corps.
    Ensuite, nous effectuons quelques déplacements. Lentement. L’appui sur la jambe arrière, la jambe libre avance, se pose, se tourne d’un quart de tour, l’appui se déplace, libérant la jambe arrière qui à son tour va se poser à l’avant, tourner d’un quart de tour vers l’extérieur. Et ainsi de suite, lentement, à notre rythme.
    Nous faisons ensuite l’exercice de rotation du bassin, l’appui sur la jambe arrière, les bras en balanciers. Le pied avant, simplement posé, tourne avec le corps, au rythme du décompte en chinois donné par Sabine…
    Exercices à deux. Cela aussi est déroutant lorsqu’on débute, car ça ne correspond pas toujours à l’idée qu’on se faisait du Taichi Chuan. Sabine explique, en substance, que le travail à deux est une prolongation du travail individuel. Avec mes mots : le travail individuel et le travail à deux ne sont pas deux pratiques différentes, mais deux modalités d’une même pratique, guidées par les mêmes principes.
    Le premier exercice consiste pour un des partenaires à se laisser peser de tout son poids sur le ventre de son partenaire, à prendre littéralement appui, le bras tendu, en position de « cueillir », sur le ventre de son partenaire. Pour que le poids « pèse » sur la jambe avant, on replie sa jambe arrière. Le partenaire qui reçoit la poussée, lui, est assis dans sa jambe arrière. À plusieurs reprises, il va repousser le poids de son partenaire en tendant sa jambe arrière, agissant ainsi comme une sorte de piston.
    Deuxième exercice en position de « parer ». Chacun « tient » un ballon devant lui. Poignet contre poignet, la main libre se pose sur le coude du partenaire. L’un des deux initie la poussée vers l’avant. Il faut être à l’écoute de son partenaire, ne pas anticiper les poussées. On change de rôle. Puis c’est maintenant la personne qui recule qui initie le mouvement, qui « aspire » le partenaire.
    Nous effectuons ensuite tous ensemble la première partie des treize postures. Puis trois groupes sont mis en place. Sabine, bien évidemment, reste avec les débutants. Je suis dans le groupe le plus nombreux, qui, sous la direction d’Helga, effectue le deuxième duan. Je saisis des bribes de ce que Sabine explique aux débutants : grand volant, klaxon (saisir la queue de l’oiseau), Yin et Yang, « vaste univers » (de notions, de concepts, de principes, etc.) dans lequel les débutants entrent.
    Juste avant la pause, Sabine nous dit quelques mots enthousiastes sur le « Wen Wu », qui est maintenant paru. Si le Taichi chuan est un art martial (le mot vient de Mars, dieu de la guerre chez les Romains), l’idéogramme de la couverture, que nous détaille Sabine, indique (en substance et si j’ai bien compris) que le but premier de cet art martial est d’éviter la confrontation.
    Au cours de la dernière demi-heure, nous travaillons un passage du 2ème duan, « frapper au bas-ventre », se retourner, les leviers, frapper sous le coude. Lorsqu’on effectue les leviers, le bas du dos doit être arrondi.
    Le premier des leviers est un exercice difficile. Je reprends à peu près tels quels les mots de Mai : avancer le pied droit latéralement, se redresser en tournant les deux pieds vers l’avant, faire le levier avec les bras en descendant sur sa jambe arrière, le bas du dos arrondi, le talon du pied avant se soulevant plus ou moins selon la version de Sabine (peu) ou d’Helga (plus) (on retrouve l’ancienne gymnaste, dixit Sabine). Je dois dire que la nuance m’a échappé. L’important, c’est la position du bas du dos arrondi et du bassin : pas de bascule mais flexion, sinon ça coince et au bout d’un moment mal de dos assuré !

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