TUISHOU

Ce sujet a 6 réponses, 1 participant et a été mis à jour par  LUU, il y a 4 jours et 7 heures.

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  • #652

    LUU
    Participant

    Bonjour à tous. Dans la mesure du possible, je vais essayer de résumer les exercices pratiqués lors de la séance de tuishou des mardis. J’invite tous ceux qui y participent à apporter leurs commentaires et/ou des compléments etc… et de prendre la relève les mardis où je suis absente. Merci et bonne pratique. Mai

    Cours de tuishou du mardi 17 septembre :
    Nous reprenons les bases avec deux exercices déclinés pieds parallèles puis un pied devant, seul et à deux sans et en déplacement. Le but : absorber – dans un deuxième temps : restituer
    La poussée des deux mains aux épaules :
    – Lors de la poussée: absorber en s’asseyant en avançant les genoux (le genou avant), en relâchant le haut du dos et en arrondissant le bas du dos. Lever les bras quand on s’assoit, paume des mains vers le haut au niveau des coudes du partenaire. La force descend dans le bassin et les jambes (la jambe arrière). On amène le partenaire dans le vide.
    – Le partenaire part en position basse et pousse sur ses jambes (sa jambe arrière) pour communiquer la force dans les bras (qui reste détendus) pour la poussée
    – En déplacement (un pied devant) : le partenaire s’avance pour pousser ; l’autre partenaire recule en absorbant la poussée et la restitue en repoussant avec la jambe arrière.
    Mêmes exercices avec la poussée au niveau des crêtes iliaques :
    – Lors de la poussée : absorber en s’asseyant, en se penchant en avant et en levant les bras
    – Le partenaire s’assoit également en poussant au niveau des crêtes iliaques

    • Ce sujet a été modifié le il y a 1 mois et 4 semaines par  LUU.
    #711

    LUU
    Participant

    Mardi 1er octobre
    Comme me l’a fait très justement remarqué mon camarade d’ATT ce que j’ai écrit précédemment reste très descriptif et pour le dire autrement, pas très forum ! Aussi, fort de cette remarque que j’ai trouvé très pertinente, je vais essayer de mettre un peu de vie pour ne pas dire de vécu dans mes écrits. D’abord, pourquoi je me suis proposée comme rapporteur de la partie tuishou du cours. Comme l’a fait remarquée Sabine dans l’un de ses écrits ou interview, tous les pratiquants ne sont pas attirés par cet aspect du tai chi. Nous avons tous une idée de ce que l’on a envie de pratiquer ou pas en fonction de la façon dont on imagine le tai chi pour soi. Initialement, ma vision des choses n’était pas celle du tuishou mais celle des parcs où se retrouvent les personnes : seules et ensemble en même temps. L’aspect martial oui mais seul ! Mais je suis curieuse et le jour où Sabine nous a proposé le tuishou en première partie de cours, je me suis dis pourquoi pas, je verrai bien. Et bien c’est tout vu !!! Plus le temps passe, plus je trouve cela passionnant, tout à fait complémentaire à la forme et aux applications et apportant un « éclairage différent ». Cela permet de tout travailler : pour soi l’enracinement, l’équilibre, la souplesse, l’absorption, la restitution, les déplacements… et surtout avec l’autre : l’harmonie dans les mouvements, les déplacements, la juste distance… On apprend à écouter l’autre, comment il va réagir pour nous adapter. Et l’autre, c’est tous ceux qui sont présents puisqu’on change de partenaire tout le temps. Ce n’est pas la routine ! Tout cela dans une ambiance de confiance et de bienveillance. Et la cerise sur le gâteau, bien qu’au début je n’étais pas très chaude, le tuishou libre. Et là, tous les coups ne sont pas permis et nous prenons un réel plaisir à essayer de déstabiliser le partenaire normalement sans utiliser la force. Et là ce n’est pas gagné !
    Donc, mardi 1er octobre Sabine nous a fait travailler les changements d’appui :
    – Le premier exercice d’abord seul que nous connaissons bien : pieds parallèles, lancement des bras en alternance devant soi comme si on lançait une corde avec passage d’une jambe à l’autre (bras droit, jambe gauche ; bras gauche jambe droite) puis à deux, l’autre mettant son bras en avant, nos mains venant alternativement frapper celle du partenaire. Pour travailler l’intention.
    – Ensuite viennent les exercices à deux qui reprennent ces changements d’appui : pieds parallèles, le partenaire pousse l’épaule droite. L’autre absorbe en passant l’appui sur sa jambe droite en tournant un peu le bassin et en déviant le bras droit du partenaire avec sa main gauche puis sa main droite passe sous le coude droit du partenaire et il repasse l’appui sur sa jambe gauche en entraînant le bras droit du partenaire vers la droite. Description fastidieuse mais exercice sympa que nous faisons en alternance à droite, à gauche puis chacun notre tour puis de plus en plus rapidement tout en essayant bien sûr d’être relâché ! Dans la rapidité, le mouvement n’est qu’ébauché.
    – L’exercice suivant est la poussée au niveau de l’omoplate qui oblige à descendre en se tournant : la poussée de l’omoplate droite entraîne la descente en se tournant vers la gauche, exercice réalisé en alternance. Ce qui n’est pas facile : l’enracinement pour ne pas être déséquilibré.
    – Nous enchaînons avec les cinq poussées (que je ne décrirai pas aujourd’hui) : épaule droite puis gauche, les deux épaules, les deux hanches et l’épaule en appuyant en descendant et remontant puis finissons par la poussée des épaules avec déplacement de la jambe vers l’arrière pour absorber et restituer en poussant sur cette jambe arrière.

    #717

    LUU
    Participant

    Mardi 8 octobre
    Cette séance a été consacrée aux déplacements à deux avec pour les bras plusieurs exercices de base :
    Au début, ma coordination laissait un peu à désirer mais ça allait quand même avec la répétition et mes valeureux partenaires. Nous avons enchaîné le pang puis le pang et le lu puis « la fermeture apparente » ou du moins c’est ce qui ressemble le plus ; et pour finir le pang lu an ji. Et là, mes jambes et mes bras, tout s’est mélangé !!! Heureusement, la séance s’est terminée par un exercice plus facile !
    Pourtant, en position statique : tout se déroulait globalement bien pour les bras. Il en était de même pour les déplacements seuls que nous avions d’ailleurs déjà travaillés en cours :
    – déplacement vers l’avant : en tournant légèrement le bassin d’un coté puis de l’autre et le pied qui avance passe à chaque fois à coté de l’autre.
    – pour le déplacement arrière, c’est reculer devant le singe. Là encore, le bassin tourne un peu et le pied qui recule passe à coté de l’autre puis le pied avant se remet droit.
    C’est là que je me suis aperçue que réaliser les exercices en déplacement est beaucoup plus difficile que ce que j’imaginai même si je connais et les bras et les jambes, même si dans la forme ça ne marche pas si mal. Mais qu’est-ce que connaître? Et qu’est-ce qui connait? L’esprit? Le corps? Belle découverte et nouveau défi !
    N.B. Je ne me suis pas étendue sur la description des exercices car la séance a été très riche et je suis loin d’avoir tout retenu.

    #724

    LUU
    Participant

    Mardi 15 octobre
    Cette séance s’inscrit dans la continuité de celle du 8 octobre et c’est tant mieux car d’une part, une semaine est passée et notre mémoire corporelle en a profité pour « travailler » pendant que l’on faisait autre chose et d’autre part elle s’est consolidée en refaisant les exercices pas à pas sous le regard vigilant de Sabine.
    A deux (toujours en changeant régulièrement de partenaire, partenaires qui n’arrêtent pas d’arriver tout au long de cette heure et c’est très bien) :
    – un pied en avant et c’est parti pour absorber en peng (je l’ai bien écrit ?) alors que notre partenaire est en an ; le bras passe sous l’autre (style la fermeture apparente) et les deux mains repoussent l’avant-bras du partenaire en peng qui absorbe etc.
    – puis on amorce le déplacement d’abord en ramenant le pied arrière vers l’avant ou l’inverse suivant que l’on pousse ou que l’on absorbe. NB Les déplacements comme mardi dernier : en reculant « comme reculer devant le singe » ou « comme le serpent » nous dit Sabine (première fois que je l’entends mais effectivement, on visualise bien le mouvement ondulant) ; pour avancer, le bassin tourne légèrement vers la jambe avant et le pied vers l’extérieur avant que le corps bascule vers la jambe avant puis le pied arrière se déplace vers l’avant en passant à coté de l’autre pied etc…
    – Puis quand c’est au point, enfin, à peu près, on réalise un déplacement, arrêt puis un autre déplacement etc … bien sûr avec les bras qui font leur « devoir »
    – Puis déplacement continu en avant puis en arrière. Seul le mur nous arrête !
    – Petit intermède avec le bâton genre manche à balai comme longueur. J’ai été présomptueuse en prenant par erreur un bâton deux fois plus long ! Pour bien sentir le déplacement de l’autre et être en harmonie, nous avons placé l’extrémité du bâton un peu en dessous du nombril, là où c’est censé être le plus confortable ou suivant le point de vue, le moins inconfortable, mais pas d’inquiétude, c’est tout à fait supportable. Sauf que quand je recule, ça va car le partenaire me pousse mais quand c’est à moi d’avancer, j’ai l’impression qu’il ne va jamais reculer et … je « force » !!! ou je pars un peu en arrière à la limite de la perte d’équilibre, au choix. Bon ce n’est pas avec tout le monde. Question gabarit ou ancienneté de tai chi.
    – Et nous terminons, si je n’ai rien oublié d’autre par un peu de tuishou libre. Charlie est alors mon partenaire. Difficile de ne pas se raidir et ne pas s’agripper (il me semble que c’est plutôt moi) mais nous faisons attention et repartons régulièrement à zéro. Et ce n’est pas que lui qui « gagne » !

    #744

    LUU
    Participant

    Mardi 22 octobre
    Sabine a de la suite dans les idées et son idée est de nous faire travailler les déplacements. Elle a aussi amené deux planches de bois dont certains connaissent l’utilisation. Mystère qui sera résolu à la fin de la séance.
    Mais auparavant, comme elle nous trouve un peu tendus des bras : petit exercice seul qui consiste à faire des cercles avec les bras dans le plan frontal (de l’intérieur vers le haut puis l’extérieur et le bas), pieds parallèles ; un bras après l’autre en passant d’une jambe sur l’autre (bras droit jambe gauche puis bras gauche jambe droit), les bras étant légèrement en rotation interne. J’espère que tout le monde a compris car après nous faisons l’exercice à deux : le partenaire passif laisse les bras ballants (ce n’est peut-être pas le terme adapté ?) Le partenaire actif prend le bras de son partenaire avec son bras comme le mouvement travaillé seul, le remonte et à la descente, le dévie sur le coté avec la main en le prenant au dessus du coude. Et bien sûr en alternance à droite et à gauche.
    Nous enchaînons avec les mouvements déjà vus lors des séances précédentes : pieds parallèles, poussée des deux mains au niveau des épaules puis des coudes chacun son tour en n’oubliant pas le fameux et maintenant célèbre « han xiong ba bei » pour absorber toutes ces poussées.
    Nous retravaillons à deux les cercles horizontaux (mouvements apparentés à la fermeture apparente évoqués mardi dernier), d’abord en statique puis en déplacement. Nous reprenons la marche arrière et avant en la décomposant car nous ne sommes pas encore au point (ce n’est pas la marche des canards mais presque !). Ce qu’il me manque par exemple, c’est de me décaler en tournant légèrement le bassin vers le pied avant qui a tourné quand on avance et vers le pied arrière quand on recule. Le but de tout ça, si j’ai bien compris, c’est de pouvoir dévier et d’enchaîner un autre mouvement à tout moment.
    Le plus difficile pour moi dans les déplacements à deux, c’est l’ajustement des distances avec mon partenaire. S’il n’est pas trop grand, ça va ; s’il est plus grand, je suis à un kilomètre et là, mes mouvements ne ressemblent plus à rien ! Mais heureusement, cela s’améliore au fur et à mesure des séances.
    Sabine nous explique que lors des compétitions de tuishou, les adversaires (pour le coup) sont dans un cercle comme pour les sumos et tout l’enjeu est bien sûr de faire sortir l’autre du cercle, d’où les déplacements avec changements de direction (car l’espace est petit) qu’elle souhaite nous faire travailler. Elle nous propose donc pour commencer un petit exercice sympa : nous sommes face à face à une certaine distance et le partenaire, l’air de rien nous fonce dessus en marche rapide. Au dernier moment nous devons l’esquiver en déplaçant de façon perpendiculaire et vers l’arrière un pied sans oublier de ramener l’autre sinon il y a collision !
    Véronique, absorbée par son portable qui fonce tout droit sans la voir sur Sabine qui l’esquive avec naturel en a été une belle illustration.
    Nous finissons par l’enchaînement des mouvements revus au début de la séance : poussée des deux mains aux épaules, aux coudes, les cercles horizontaux et tuishou libre si affinité. Et c’est là que nous voyons l’utilisation des deux planches : Sabine et Véronique en tuishou libre chacune sur une planche. C’est le clou du spectacle. Qui a fait descendre la première l’autre de sa planche ?

    #792

    LUU
    Participant

    Mardi 5 novembre 2019
    Comme il y a des débutants, Sabine nous fait reprendre les exercices de base avec comme consigne de s’effacer devant l’autre, l’amener dans le vide, toujours pieds parallèles. J’ai beau connaître ces exercices, j’y trouve toujours quelque chose de nouveau. Et puis, travailler avec des débutants, c’est très instructif et motivant. Donc nous commençons seuls par les mouvements de bras (en rotation interne) qui font des cercles en alternance comme mardi dernier, bras droit qui fait le cercle de l’intérieur vers le haut puis l’extérieur alors que l’on est sur la jambe gauche etc… et nous enchaînons avec un partenaire. Puis c’est la poussée sur l’épaule droite puis gauche. Celui qui reçoit la poussée tourne le bassin et donc le corps et place sa main à coté de la main qui pousse (qu’elle pourrait prendre pour continuer le mouvement du partenaire et l’emmener dans le vide) et l’autre au niveau de la poitrine. Troisième mouvement : poussée avec les deux mains aux épaules et là pour Sabine, soit on se recoiffe, soit on dit « Oh ! Mon Dieu ! » suivant sa sensibilité, sa religion ou autre… et tout ça en pliant les genoux qui avancent, le dos qui va un peu en arrière, les bras qui se lèvent et les coudes qui se déplient et on se recoiffe avec les deux mains au niveau de la tête. Ce qui fait que les mains du partenaire n’ont plus d’appui. Ne pas oublier de baisser un peu le menton pour le regarder. Ca aide pour ne pas être déséquilibré. Puis c’est au tour de la poussée au niveau des hanches. Là, attention aux genoux : tout doit plier pour « s’effacer » devant le partenaire : les articulations des hanches, celle des genoux et bien sûr celles des chevilles (elles marchent toutes ensemble) et sans perdre l’équilibre donc être ancré. Après avoir travaillé tous ces mouvements et bien nous les enchaînons les uns après les autres.
    Un petit dernier pour la route (« Monsieur Richard, un petit dernier, pour la route » uniquement pour les fans de Léo Ferré) : la poussée au niveau des deux coudes et là, attention de ne pas laisser les coudes aller en arrière car alors, c’est fini pour nous : on est alors à la merci du partenaire. Donc, il faut plier les avant-bras et tourner les mains vers l’extérieur, ce qui permet de dégager les mains du partenaire. Et si par hasard, votre partenaire pousse au niveau de vos coudes en laissant traîner ses pouces, vous les coincer dans vos coudes et vous lui donner gentiment un coup de coude à la poitrine (il y a beaucoup de coudes !!!) car il ne peut pas se dégager. J’ai appris ça avec Michel, mon partenaire de l’exercice. Ca me rappelle les poucettes (ancêtre des menottes).
    Et pour finir vraiment, un peu de déplacements avec le bâton, chacun à une extrémité, et qui ne doit pas tomber. On avance et l’autre recule et inversement ! Avec la consigne, avant de reculer, d’absorber dans sa jambe arrière la poussée du partenaire qui avance.

    #804

    LUU
    Participant

    Mardi 12 novembre 2019
    Cette séance a été plutôt tranquille. En attendant Sabine coincée dans les embouteillages, Catherine et Martial nous font faire un très rapide échauffement puis nous réalisons quelques mouvements de rotation, une jambe en avant : on ouvre les bras, en se redressant coté favorable et en s’asseyant coté défavorable. Ensuite, nous travaillons à deux : poussée sur une épaule puis sur l’autre. Sur ces entre-faits Sabine arrive et nous continuons avec la poussée au milieu de la poitrine : celui qui est poussé s’assoit en avançant le genou de la jambe avant, en gardant son ancrage donc le bassin va vers l’avant , le dos va vers l’arrière mais la poitrine se creuse légèrement et le regard est dirigé vers le partenaire ; ce qui fait que , si tout va bien, on ne tombe pas en arrière.
    Sabine suit son idée : l’année est marquée par le déplacement. Donc, bras en peng et nous avançons, reculons et nous essayons que cela soit harmonieux. Pas gagné ! Même exercice avec la poussée circulaire et là, c’est un peu plus brouillon. Donc, finalement, le changement de direction ne sera pas pour cette fois !
    Et nous terminons par le tuishou libre. Avec J. Chr. qui est très grand, j’ai du mal à rester ancrée et détendue. Encore quelques rencontres de l’Amicale et quelques années de tuishou et cela devrait le faire !

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