Rémi

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15 sujets de 16 à 30 (sur un total de 40)
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  • en réponse à : Janvier #1022
    Rémi
    Maître des clés

    Jeudi 9 janvier
    Début : rotations du bassin ; mouvements du cou : avant, arrière et côtés ; mouvements des épaules.
    Nouveaux mouvements, comme mardi dernier : pieds écartés et en dehors. Sabine insiste un peu sur la position, car il n’arrive jamais que nous travaillions les pieds écartés, mais toujours les pieds légèrement tournés vers l’intérieur ; le dos droit (ne pas pencher ni en avant ni en arrière)
    – lever les bras comme pour prendre la position du cavalier en tendant les jambes et en inspirant, puis redescendre les bras comme si les mains longeaient un mur tout en fléchissant les jambes et en expirant.
    – En inspirant : lever latéralement les bras en l’air d’abord, paumes vers l’avant et en haut, les paumes se regardent, et redescendre les bras latéralement en expirant, les mains longeant des murs, sur les côtés cette fois-ci, et les bras se croisent en bas.
    – Fléchir les genoux et croiser les poignets l’un sur l’autre en expirant ; tendre les jambes en remontant les bras devant et à peu près à mi-hauteur décroiser les poignets et lever les bras en l’air tout en inspirant ; écarter les nuages ; redescendre les bras latéralement en fléchissant les jambes et expirant.
    – Nous inspirons en tendant les jambes et les bras s’écartent latéralement comme s’il y avait un fil entre les deux paumes au niveau des LAO GONG (Palais du labeur), au centre des mains, qui sont deux des cinq portes du ciel avec le BAI HUI, au sommet du crâne, et les YONG QUAN, source jaillissante sous la plante des pieds (la petite fourmi qu’il ne faut pas écraser !) et nous expirons en fléchissant les jambes et rapprochant les paumes. Ouverture de la poitrine, centre des émotions.
    – Le dernier : bras écartés à l’horizontal, jambes fléchies ; déhanchement vers la droite avec appui sur la jambe droite tandis que le bras droit va vers le haut en étirant le thorax vers la gauche en expirant ; on repasse par la position centrale en inspirant et on fait la même chose à gauche (c’est brandir l’arc-en-ciel).

    Ensuite, nous effectuons plusieurs flexions avant, et nous rapportons plusieurs fois le tigre dans la montagne (BAO HU GUI SHAN). Nous effectuons également des déplacements, seuls, puis à deux, face à face.

    Puis nous effectuons les treize postures en entier.

    Ensuite, travail sur le CAI « déraciner ». Dans le CAI, il y a tous les mouvements (le AN , le LU, le PENG). Dans le 1er duan, après la fermeture apparente à gauche, le mouvement qui suit comporte deux CAI : le premier déracinement se fait en tirant son adversaire vers soi, le deuxième déracinement se fait vers le haut et en repoussant l’adversaire.

    Première application (en fait application du 2ème CAI du mouvement) : poussée vers l’avant au niveau de l’abdomen, d’abord tout droit, afin de noter la différence d’efficacité ensuite, lorsque l’on pousse légèrement vers le bas et qu’on remonte par un mouvement du poignet.

    Deuxième application (en fait application du 1er CAI du mouvement) : position jambe gauche en avant, bras en AN ; le partenaire pousse des deux mains au niveau du bras droit ; le coude droit descend tandis que le bassin pivote vers la droite en passant sur le pied gauche qui sert de pivot (pour « disparaître » et que l’adversaire rencontre ainsi du vide) et les mains entraînent le bras droit du partenaire vers la droite et le bas pour le déraciner.
    On peut également s’il résiste introduire le CAI vu dans l’application précédente avec coup de genoux droit et 2ème CAI avec la main droite pour le déraciner.

    Après, c’est le début du 2ème duan jusqu’aux nuages non compris.

    Dernière demi-heure : neigong. Sabine nous explique qu’avec cette demi-heure une fois par mois, nous posons les bases, mais, le neigong, c’est bien plus que ça.
    Positionnement – menton légèrement abaissé – pointe de langue au niveau du palais derrière les dents – l’importance de la salive (importance des fluides) l’avaler quand en quantité avant inspiration.
    Pendant plusieurs minutes, respiration au niveau du DAN TIAN, puis respiration à partir également du BAI HUI, au sommet du crâne.
    Puis observation du troisième œil de l’intérieur, comme si nous regardions un petit écran qui, avec l’entraînement, du noir, va devenir plus clair. La « cavité ancestrale », ou bien encore la « passe mystérieuse », est un endroit important dans la pratique du neigong. Pendant que nous nous concentrons sur ce point, il est indispensable de continuer à respirer avec le Dantian.

    en réponse à : Décembre #1005
    Rémi
    Maître des clés

    Jeudi 19 décembre
    Pratique en musique pour le dernier cours de l’année.
    La musique nous enveloppe. Elle nous porte, nous emporte, nous transporte et nous traverse, favorisant ainsi l’intériorité… l’art martial interne devient intérieur. C’est manifestement en tout cas une possibilité si on se laisse aller à cette expérience inhabituelle, où tous les mouvements, qu’il s’agisse des exercices de préparation ou des enchaînements, prennent une coloration nouvelle, et peut-être, par moment, davantage de consistance. Peut-être même les effectuons-nous avec davantage de précision, de conscience, de présence.
    Comme souvent lors des tout derniers cours, la pause s’allonge un peu. Il n’y aura pas de reprise de la pratique cette fois-ci, et nous terminerons donc un peu plus tôt que d’habitude ce dernier cours de l’année.

    en réponse à : Décembre #947
    Rémi
    Maître des clés

    Mardi 17 décembre. Dernier mardi de pratique de l’année. Nous sommes nombreux, malgré la grève des transports. Il n’y a rien de saillant dans la pratique du jour : nous faisons quelques exercices habituels de préparation, quelques exercices également habituels de la boxe de la grue blanche. Après cela, nous nous séparons en deux puis trois groupes, chacun des groupes effectuant les enchaînements que les participants connaissent. Ce qui est inhabituel, en revanche, inhabituel tout au long de l’année, mais qui revient pour les deux derniers cours de l’année, c’est que nous travaillons en musique. En musique, mais aussi, à quelques moments, au son des textes classiques, dit par Sabine en français, et dit par une autre femme, chinoise sans doute, en chinois.

    Travailler en musique apporte quelque chose de différent. Je ne saurais dire si ça améliore la pratique, mais il est probable que, au moins par moment, cette pratique se pose sur la musique et son rythme. Et c’est en tout cas intéressant et agréable.

    À 21h30, la pratique cesse, et nous partageons un moment un peu festif pour marquer la fin de l’année.

    en réponse à : Décembre #941
    Rémi
    Maître des clés

    Jeudi 12 décembre. Nous sommes sept puis huit pratiquants, ce jeudi de grève des transports. Nous commençons par un peu de travail au sol. Assis, les jambes allongées devant nous, Sabine nous invite à lever un ischion, puis le second ensuite (un à la fois bien sûr). On peut le faire en inclinant le tronc, à droite, à gauche. On peut aussi le faire à l’aide d’une rotation du bassin. On ne soulève pas beaucoup l’ischion, juste suffisamment pour qu’une fourmi puisse passer. Ce sera une petite fourmi pour moi, qui s’aplatit comme le font les chats parfois. Nous faisons ensuite quelques rotations du bassin, en arrière, en avant, puis on se penche en avant, en pliant un peu les jambes, en attrapant nos orteils. On travaille également un peu assis en tailleur. Puis nous faisons quelques minutes de méditation, la première des recommandations étant de trouver une assise confortable qui permette de rester dans la position, immobile durant quelques minutes. Sabine nous invite à porter notre regard sur notre plexus solaire, et à conduire notre respiration au niveau du ventre, sans chercher à la modifier. Nous terminons par trois rotations du buste dans un sens et trois autres dans l’autre sens, au rythme de la respiration. Sabine nous indique que les taoïstes qui ont une pratique avancée disent « qu’ils mangent du souffle ». Il me plaît alors d’imaginer, sur le chemin du retour, à vélo, une saynète dans laquelle un taoïste s’adresserait à un autre taoïste : « Ah, ça te dirait de venir méditer samedi soir à la maison ? » L’autre de répondre : « Oui, pourquoi pas, ce serait chouette. On pourrait dîner ensuite ! » Le premier : « T’inquiète ! on fera les deux en même temps, on mangera du souffle ! » Le second : « Ah oui… Écoute, je vais réfléchir, et je te dis quoi, euh… je te dis Qi… » Ces taoïstes, ce sont vraiment de sacrés boute-en-train ! Cela étant dit, il n’y a pas à se moquer, car en français on a l’expression « prendre un bon bol d’air ». Alors la saynète taoïste pourrait avoir son équivalent en français avec ce bol d’air. La différence essentielle, à mon sens, c’est que, pour les taoïstes, il s’agit d’une pratique avancée, alors qu’en français, c’est une pratique « Ah, bah, on est bien avancés !… » qui ne requiert pas, il faut le reconnaître, de passer des années en position du lotus ou du demi-lotus à amener sa respiration en différents points du corps, et qui est donc accessible à tous aisément et rapidement.

    Nous faisons ensuite quelques exercices habituels de préparation. Sabine rappelle plusieurs fois la position des pieds, parallèles, voire légèrement rentrés vers l’intérieur. En position du cavalier, les bras devant nous, posés, nous prêtons attention aux endroits du corps qui respirent, qui nous indiquent que nous respirons. Nous faisons également quatre exercices de la boxe de la grue blanche. Le premier consiste à positionner ses bras comme les ailes d’un oiseau, coudes abaissés, et à laisser aller les bras devant soi, qui se croisent puis remontent. Le deuxième consiste à balancer les bras alternativement devant soi et derrière soi, une main devant, une main derrière, avec un léger transfert d’appui. Le troisième consiste à descendre et remonter par paliers. Le quatrième, à lancer ses bras, comme des cordes, au rythme du mouvement du bassin.

    Exercice du « tambourin » ensuite. Puis, nous nous séparons en deux groupes. Sabine va avec les deux débutants. Helga mène le premier et le deuxième duans pour les autres pratiquants. J’entends à un moment Sabine dire aux débutants « que l’on part de là où l’on est ». C’est une idée qui me convient, qui m’a souvent déjà traversé l’esprit, et qui s’applique, d’après moi, à tous les moments de la vie, et pas uniquement au Taichi bien sûr. On part de là où on est, jamais de là où on aimerait être (ou ne pas être), jamais non plus de là où on s’imagine être, ni de l’endroit occupé par un autre que nous dont le chemin, pour arriver là où il se trouve, a forcément été différent du nôtre.

    La dernière demi-heure de pratique ne fait souvent qu’un quart d’heure ces derniers temps. Le deuxième quart d’heure, qui est chronologiquement parlant le premier, ne disparaît pas, non, il est fait de discussions, d’échanges, d’une boisson chaude, de choix de marque-pages…

    en réponse à : Décembre #940
    Rémi
    Maître des clés

    Mardi 10 décembre. Après quelques exercices de base habituels, nous effectuons un exercice à deux que nous n’avions probablement jamais fait. Les partenaires sont face à face, à environ trois mètres de distance. L’un des partenaires marche un peu vivement vers le second. Celui-ci, simplement debout, les pieds parallèles, lève les bras, les mains en avant, lorsque son partenaire arrive, et les pose simplement sur le haut du corps de son partenaire afin de l’arrêter. Comme une façon de dire « stop, tu n’entres pas chez moi ». Le mouvement se fait en douceur et avec bienveillance. Le partenaire stoppé dans sa marche recule puis renouvelle sa marche en avant. Dans un deuxième temps, le partenaire qui effectue l’exercice reçoit, ou accueille, son partenaire, absorbant la poussée en s’asseyant, puis le repousse, toujours avec douceur et bienveillance. Rien de vindicatif ou de belliqueux dans l’exercice, il s’agit simplement d’arrêter le partenaire puis de le repousser. Dans un troisième temps, l’exercice est, cette fois-ci, effectué en mettant un pied en arrière, assis dans sa jambe arrière. Le partenaire marche un peu vivement, il est accueilli, sa poussée est absorbée, puis, la jambe arrière de celui qui reçoit se tend et repousse.

    Nous effectuons ensuite quelques exercices de la boxe de la grue blanche. Celui qui consiste à lancer alternativement les bras devant soi, entraînés par les mouvements du bassin, l’appui se déplaçant d’un pied à l’autre, puis celui qui consiste à descendre puis monter par paliers, les bras se croisant au niveau des poignets devant soi.

    Nous effectuons également l’exercice que nous faisons à chaque cours, qu’il n’est jamais aisé d’expliquer par écrit sans se perdre dans les descriptions, et que nous pourrions appeler tout simplement « exercice du tambourin », encore que l’analogie vaille très certainement pour d’autres exercices.

    Nous faisons ensuite un exercice qui m’a fait penser au mouvement de ce qui semblait s’appeler « bielle d’accouplement » (j’ai un peu cherché sur internet, car je n’y connais rien) dans les trains à vapeur, cette barre de métal qui reliait deux roues entre elles. Je ne sais pas si l’analogie parlera… On tend les bras devant soi, dans un mouvement circulaire, en tendant les jambes, puis on continue le mouvement en ramenant les bras vers soi, toujours dans un mouvement circulaire, et en s’asseyant, puis on recommence, en lançant de nouveau les bras devant soi. L’ayant fait plusieurs fois dans un sens, on le fait ensuite dans l’autre sens (les bras changent alors de sens de rotation).

    Deux groupes sont constitués, l’un de débutants, sous la direction de Charlie, un deuxième pour le 2ème duan et les deux premières parties du 3ème, sous la direction de Michel.

    Le cours se termine par un moment un peu festif pour remercier Michel de son action en tant qu’assistant de Sabine, durant plusieurs années, et en tant que président. Cadeau, cidre, gâteaux… Ça réchauffe un peu l’atmosphère, car, qu’est-ce qu’il fait froid dans ce gymnase !

    en réponse à : Novembre #864
    Rémi
    Maître des clés

    Jeudi 28 novembre.
    Début par des exercices au sol. Le principe à respecter est de ne pas se faire mal, de ne pas forcer.
    – Jambes écartées pour assouplir les muscles de la face interne des cuisses. On roule le bassin sur les ischions en avant, en arrière, genoux un peu fléchis si nécessaire. Flexion latérale avec les bras en l’air, on se penche en étirant les bras.
    – Puis flexion en avant en étirant d’abord le plus possible le haut du dos. Puis en allant à droite puis à gauche en repassant par la case rouler en arrière. Pour toutes les flexions, en expire en se penchant, on inspire en se relevant, on expire en allant vers l’arrière (en roulant sur les ischions), on inspire lorsqu’on revient vers l’avant.
    – Travail avec une jambe repliée, le bassin se tourne du côté de la jambe tendue et flexion en avant sur cette jambe. On peut attraper le bout de son pied et le tirer doucement vers soi pour étirer la cheville.
    – Après chaque exercice : tourner les pieds alternativement vers l’intérieur, l’extérieur pour détendre.

    Après ces quelques minutes de travail au sol, Sabine nous propose de nous asseoir, en tailleur par exemple, en tout cas, dans une position suffisamment confortable pour que nous puissions la garder quelques instants. Cela fait, nous portons attention à notre respiration. Sabine nous propose de « regarder » notre plexus solaire, les yeux fermés, ce qui aura pour vertu de calmer l’esprit, de calmer le cœur. Nous respirons. Nous pouvons, si nous le souhaitons, regarder « où ça respire », porter notre attention à différents endroits : le ventre, la poitrine, le dos, le bas, le haut, entre les omoplates, qui est un endroit important, auquel peut-être nous ne prêtons pas suffisamment attention. Plus nous sommes détendus, plus le Qi peut circuler dans le corps.
    Ensuite, nous faisons des rotations du tronc, doucement, lentement, le « travail en douceur permet la profondeur », au rythme de la respiration. Il n’y a en général pas besoin d’y réfléchir, on inspire en remontant, on expire en redescendant, c’est assez naturel. Cinq fois dans un sens, cinq fois dans l’autre. Puis nous nous frottons le bas du dos, un automassage, dans le sens vertical, durant une ou deux minutes.

    En position debout.
    – Plusieurs flexions en avant et latéralement en tournant un pied vers l’intérieur et flexion sur l’autre côté en étirant d’abord la colonne avant d’enrouler à partir du bas du dos.
    – Exercice habituel de notre forme mais uniquement la partie descente et remontée et de façon statique : on tourne le pied gauche vers l’intérieur et le pied droit tourne à droite en même temps que le corps, les orteils vers le plafond. Flexion en avant dos droit, le mouvement partant de la hanche, avec les mains dans le dos et sur le ventre qui descendent le long du membre inférieur. On attrape des orteils. On remonte lentement on tourne le pied droit vers l’intérieur et le gauche vers la gauche et même chose.
    – Exercice habituel : s’asseoir, remonter en pivotant sur le pied avant, les bras venant taper le bas du dos et la hanche.

    Exercices à deux ensuite. Le premier consiste pour les deux partenaires à lancer son bras en peng, parer, les deux bras droits, puis les deux bras gauches, se rencontrent au niveau du poignet. Les partenaires enchaînent successivement ensuite deux lu, dévier. Exercice de quelques minutes, durant lequel le corps tourne et les appuis se modifient selon le bras qui agit : bras droit, appui pied gauche, et inversement.
    Deuxième exercice, déjà fait mardi dernier. Les partenaires sont en peng, parer, « le peng est comme l’eau qui porte le bateau ». La position est d’abord statique. Le bras doit être détendu, sans tension musculaire. Une fois la position trouvée et (plus ou moins) stabilisée, les partenaires se déplacent, l’un avance, l’autre recule, sans anticiper. C’est un travail d’écoute, le partenaire qui recule doit attendre la poussée.
    Après cela, nous effectuons tous ensemble les deux premières parties des treize postures. Je vois bien que ça n’est pas simple pour les tout débutants, c’est une sorte de moment d’enseignement « à la chinoise », enseignement dans lequel le professeur n’expliquerait rien et où les pratiquants apprendraient en regardant. Heureusement pour nous, ce n’est pas la méthode d’enseignement de Sabine, qui, à l’inverse, explique beaucoup.
    Puis nous formons plusieurs groupes, quatre me semble-t-il. Sabine me demande de guider le 2ème duan. Elle n’est pas très loin, et, bien souvent, c’est elle qui guide. Et ça me va très bien ainsi. Elle nous invite à effectuer les mouvements en « rondeur ».

    Mai est dans le groupe 3ème duan guidé par Fatima jusqu’au « coq d’or » :

      Comme nous sommes nombreux, nous nous plaçons dans une direction différente de celle de d’habitude. Et là, c’est un peu compliqué pour moi sans les repères habituels et en plus je manque un peu d’espace et suis obligée de parfois me déplacer pour pouvoir réaliser les mouvements sans rentrer dans le mur. Ce qui perturbe mes 8 directions et je ne suis plus centrée !!! Heureusement, un coup d’œil à mes chers partenaires et c’est reparti tant bien que mal. Petite histoire du « coq d’or » avec Sabine. La traduction en français accepte également le « faisan doré ». En fait, le « coq d’or » serait une race de faisan doré.

    La dernière demi-heure est consacrée à une séance Feldenkrais. Les exercices sont centrés sur la perception du mouvement des omoplates. Ce n’est qu’à la fin de la séance que je réalise ce qu’il fallait faire. Je n’avais pas bien compris les consignes…

    en réponse à : Novembre #851
    Rémi
    Maître des clés

    Mardi 26 novembre. Ma mémoire me semble avoir moins retenu de choses du cours que d’habitude, peut-être parce que mon esprit était occupé par les marque-pages. Il y en avait pourtant d’assez nombreuses à retenir…
    En position du cavalier, les bras devant soi, comme posés. La tête est suspendue, aidée par le menton légèrement rentré. Les doigts participent à la posture, détendus, vers l’avant. Nous tenons la posture quelques minutes, attentif à notre respiration, qui va au dantian, qui en revient…
    Autre exercice, issu de la boxe de la grue blanche. Nous lançons les bras, qui sont comme des cordes. Les coudes baissés, l’appui passe d’un pied à l’autre : bras gauche lancé, appui sur le pied droit, et inversement. Nous pratiquons quelques minutes.
    Exercice à deux. En parer, en peng. Le peng est comme l’eau qui soutient le bateau. D’abord en statique, les partenaires sont poignet contre poignet. Le peng de l’un se nourrit de celui de l’autre, et inversement. Il faut prendre le temps de trouver la position, la sensation. Ensuite, nous nous déplaçons, l’un des partenaires avance. Le second ne doit évidemment pas anticiper…

      Mai : les pieds des deux partenaires se déplacent en même temps ; celui qui recule se déplace en arc de cercle (même déplacement que dans « le singe bat en retraite » et amène l’autre dans le vide. La difficulté quand le partenaire est plus grand que soi, et c’est le cas de Matthieu, c’est de trouver la bonne distance : pour ne pas reculer le pied avant qu’il avance le sien, ou partir en arrière alors qu’on essaie d’absorber avec la jambe arrière si la distance est trop courte ou encore pour ne pas que l’arc avec les bras s’agrandisse pour garder le contact si la distance est trop grande. Heureusement, Sabine est passée par là pour trouver des solutions à mon problème. Avec elle, d’autres images que celui du bateau et l’eau ont été évoquées : poussée d’Archimède ; action/réaction.

    Des groupes sont constitués, 1er duan, 2ème duan, 3ème duan.

      Mai : Nous travaillons la deuxième partie du 3ème duan d’abord avec Hélène puis Jean-Luc : du « Coq d’or se tient sur une patte» jusqu’au 3ème nuage. À noter dans le petit livre rouge, il s’agit du « faisan doré se tient sur une patte» ! Nous revoyons certains mouvements comme « séparer les mains » dont Hélène nous montre l’application, un peu tirée par les cheveux : une main soulève la main du partenaire qui donne le coup de poing, pas chassé en le poussant avec l’autre main au niveau de la poitrine ; il réplique en donnant un coup de poing avec son autre bras, ce bras qui est soulevé avec la main qui a frappé. Donc le partenaire a ses deux bras en l’air maintenus par une main !!! Difficile à croire si l’on est dans la vraie vie. Tandis que l’autre refrappe la poitrine du partenaire.
      Pendant la 2ème partie du cours, nous travaillons toujours le 3ème duan avec Sabine en particulier l’application de « frapper sous le coude » et « caresser le dos du cheval à gauche ». Le partenaire donne un coup de poing qui est dévié à droite par notre main droite ; comme il résiste, on pivote vers la gauche en entraînant le bras du partenaire, coup de genou et coup de poing dans les côtes. Si ma mémoire ne m’a pas joué des tours. Cela sera probablement à revoir avec Sabine !

    Au cours de la dernière demi-heure, il y a eu un moment de silence qui m’a saisi. Un silence épais, consistant. La pendule allait tranquillement vers les 22 heures. Nous effectuions le 3ème duan, silencieux, et il n’y avait quasiment aucune bruit venant de la rue. Ça n’a pas duré très longtemps, mais ça a été un moment étonnant.

    • Cette réponse a été modifiée le il y a 2 années et 8 mois par Rémi.
    en réponse à : Novembre #841
    Rémi
    Maître des clés

    Jeudi 21 novembre. Avec le concours de plus en plus consistant et précieux de Mai… Rotation du corps, les bras tournent, emportés par le mouvement, les mains venant alternativement taper doucement dans le bas du dos. Nous faisons quelques flexions avant. Ensuite, nous faisons un exercice qui n’est pas simple pour les personnes, qui, comme c’est mon cas, n’ont pas une grande souplesse (litote) : des flexions latérales. On déplace un pied, le gauche par exemple vers la droite, le bassin tourne également à droite. Le pied droit, lui, ne bouge pas. On se penche en commençant la flexion à partir du bas du dos afin de ne pas se faire mal (alors que dans les flexions avant, le mouvement peut partir du haut du corps, initié en quelque sorte par la tête qui se penche en avant). Il est possible de placer ses mains au niveau de l’aine pour sentir et aider la flexion. Nous ne sommes pas tous égaux dans cet exercice, et, pour ma part, le plancher me semble bien loin, et sa rencontre avec mes mains n’aura pas lieu. Ni à droite, ni à gauche. Il vaut mieux en sourire…
    Ensuite, nous faisons quelques déplacements latéraux classiques. Déplacement du pied avant vers l’extérieur, déplacement de l’appui, lever du genou, coup de talon, on se baisse. Le dos droit, nous précise Sabine, car nous sommes nombreux à l’avoir rond lorsque nous descendons. Je n’ai pas besoin d’un miroir pour être à peu près certain que mon dos fait partie des ronds. « Chercher la ligne droite dans la courbe », nous dit un texte classique… Pas sûr que ça s’applique à la situation…
    Autres exercice, les pieds parallèles : lancer un bras en avant comme si on lançait une corde ; le mouvement part de l’ensemble du corps, notamment de la rotation du bassin, et le poids du corps va sur le pied opposé ; puis on lance l’autre bras en passant le poids sur l’autre pied sans flexion des genoux. Sabine nous précise qu’en le faisant longtemps, on a alors une sensation différente de ses bras. « Combien de temps ? », ai-je demandé. Dix minutes. Exercice seul puis travail de l’intention avec un partenaire qui met sa main paume vers le sol à une certaine hauteur devant lui et le dos de la main va frapper celle du partenaire. Les bras sont détendus, attention toutefois à ne pas confondre détente et mollesse !
    Autre exercice de la boxe de la grue blanche : les bras comme des ailes ; on descend en fléchissant trois fois et on remonte idem. Les bras écartés, coudes abaissés, mains dans le prolongement du poignet : on les ramène devant soi en croisant à chaque descente d’un cran ; les bras s’élèvent à chaque remontée d’un cran. (Les exercices de la boxe de la grue blanche ont occupé plusieurs pages du bulletin n°9. À retrouver dans l’espace privé.)
    Nous faisons ensuite l’exercice de rotation du bassin, l’appui sur la jambe arrière, les bras en balanciers. Le pied avant, simplement posé, tourne avec le corps, au rythme du décompte en chinois donné par Sabine… qui trouve que nous sommes plusieurs à ne pas tourner comme il faudrait. Alors exercice à trois ! Un peu de travail sur l’enracinement. Il paraît que je suis bien enraciné… Aurais-je bu de la potion magique sans m’en rendre compte ? Étant donné ma corpulence, il est en tout cas certain que je ne suis pas tombé dedans étant petit… Ce qui est certain, également, c’est que Sabine, de son côté, est indéracinable. L’exercice suivant consiste, pour un des partenaires, à faire tourner son partenaire sur son axe, en mettant une main sur son omoplate, qui tirera, une devant l’épaule, qui poussera. Le partenaire qui fait les rotations ne doit évidemment pas anticiper les mouvements.
    Nous faisons ensuite la première partie des treize postures tous ensemble. Puis, trois groupes sont constitués : les débutants, les un peu moins débutants, les non-débutants.
    Mai est dans le groupe qui effectue le 2ème duan : enchaînement du « singe bat en retraite » jusqu’aux leviers, puis travail sur les leviers qui va nous occuper toute la deuxième partie du cours.
    Le premier des leviers est celui de toutes les difficultés. Nous travaillons la forme standard, à savoir celle où on est latéral, les pieds sont dans la même direction ; on descend sur sa jambe gauche, les bras descendent, puis le bassin tourne vers l’avant. Le pied avant pivote vers l’avant, le corps remonte avec le bras droit plus haut que le gauche puis on fléchit la jambe arrière, bassin un peu en avant mais bas du dos arrondi, et la jambe avant fléchie talon soulevé. L’application va nous sauver en éclairant notre lanterne : le partenaire lance son poing gauche, l’autre se retourne et l’attrape de sa main gauche et descend ; le partenaire tire en remontant, l’autre suit le mouvement, tourne le poignet du partenaire en supination (paume vers le haut) avec sa main gauche, met sa main droite sous le coude et descend sur sa jambe arrière en appuyant sur le poignet du partenaire. Au final, ce mouvement est assez efficace car j’ai fait des victimes avec ! J’espère qu’Yvon ne m’en voudra pas trop !
    On ferme. Les pieds un peu écartés, on lève les bras sur le côté jusqu’à hauteur de la poitrine. Xi. On ramène la jambe gauche, on ramène les bras devant soi, à hauteur du plexus. Hou. On tend les jambes. Xi. En s’asseyant légèrement, on descend les bras comme pour pousser avec les mains le souffle au dantian. Hou.

    en réponse à : Novembre #814
    Rémi
    Maître des clés

    Mardi 19 novembre. Merci à Mai pour ses compléments. Nous commençons classiquement par des exercices de base. Rotation de la taille, les bras qui tournent, emportés par le mouvement. Rotation du bassin, rotation des épaules. Quelques flexions avant.
    Les bras au-dessus de la tête, une main tient le poignet de l’autre bras, nous tirons doucement sur le bras en nous penchant sur le côté, trois fois de chaque côté. Nous redescendons les bras, les coudes en dedans. Les bras au-dessus de la tête, nous tournons le corps vers la droite puis vers la gauche, trois fois. Toujours les mains au-dessus de la tête, nous penchons la tête en arrière, en serrant les fesses afin de ne pas nous faire mal au dos.
    Nous rapportons quelques fois le tigre à la montagne. Puis nous marchons, lentement, vers l’avant, vers l’arrière. Puis déplacements habituels dans le sens de la largeur.
    Travail à trois. Cueillir au niveau du ventre. Le dos doit être arrondi. La main d’un partenaire dans le bas du dos permet de trouver l’arrondi ou de s’en assurer.
    Autre travail à trois. Cette fois-ci, poussée des deux mains au niveau de la poitrine. Le partenaire poussé doit être comme « du beurre fondu », il absorbe, le dos arrondi, les épaules détendues, les bras se lèvent un peu en guise de balancier, le genou de la jambe avant se lève pour favoriser le mouvement d’absorption.
    Travail à deux (à partir des notes de Mai). Le lu : de sa main droite, le partenaire prend le poignet droit. Celui qui est pris tourne son poignet vers l’extérieur et se dégage en prenant celui du partenaire alors que son pied gauche avance pour se placer un peu de profil, de façon à faire un lu en plaçant et en tournant son avant-bras gauche au niveau du coude droit du partenaire tout en tenant (sans crispation) son poignet droit. Et si ce n’est pas suffisant, coup de pied droit au tibia droit (en croisant la jambe droite devant la gauche comme pour la dame de jade) en tirant le poignet droit du partenaire qui tombe mais que l’on retient car, dixit à l’Amical, on ne doit jamais faire tomber son partenaire (ou adversaire suivant les cas) car ce n’est pas du kung-fu ni du judo.
    Ensuite, nous faisons tous ensemble les deux premières parties des treize postures.
    Puis plusieurs groupes sont constitués, selon les niveaux. Le groupe des débutants est guidé par Sabine. J’entends de loin que les débutants se débrouillent bien pour le travail à deux.
    La plupart des autres pratiquants effectuent le 3ème duan. Jusqu’à la fin du cours, il sera beaucoup question de la dame de jade.
    Notes de Mai : Deuxième partie du cours avec Hélène : enchaînement du 3ème duan jusqu’au singe bat en retrait. Reprise du travail sur la dame de jade avec exemples d’application d’Hélène et Martial. Quelques corrections : après la 1ère descente, déviation avec l’épaule gauche, la main droite n’est pas au niveau de l’épaule mais plus bas pour maintenir le bras du partenaire (si je me souviens bien de l’application).
    Fin du cours, il fait froid dans le gymnase, c’est désagréable et pas très propice à la concentration.

    en réponse à : Novembre #806
    Rémi
    Maître des clés

    Jeudi 14 novembre. Merci à Mai pour ses notes qui complètent les miennes. Trois nouvelles personnes sont venues au cours ce soir. La présence de nouveaux pratiquants est chaque fois l’occasion pour Sabine de reprendre des notions de base, et c’est bien évidemment fructueux pour tous, même pour les plus anciens.
    Nous commençons par des exercices de base : rotations du bassin, il est possible de déplacer légèrement son appui d’une jambe à l’autre ; nous nous « secouons » en repoussant le sol de nos pieds ; quelques flexions avant : lorsqu’on se relève, doucement, on ne relève pas les épaules, elles sont détendues, et les bras sont comme « deux poids morts ».
    Arrêt sur le position du cavalier, les pieds parallèles, très légèrement rentrés vers l’intérieur. Nous portons attention à notre respiration, sans chercher à la modifier. Où nous sentons-nous respirer ? Dans la poitrine ? Dans le ventre ? Dans le dos ? Le haut du dos ? Le milieu ? Le bas ?
    Toujours la position du cavalier. Les « gueules du tigre » contre les cuisses, les bras légèrement éloignés du corps, comme si nous maintenions un œuf sous chaque aisselle.
    L’enracinement, nous indique Sabine, ne commence pas par les pieds, mais par le haut du corps, par le relâchement du haut du corps, des bras, des épaules. Soyons également attentifs à la verticalité, à la ligne verticale qui passe par le sommet du crâne et vient finir sa course au sol entre nos jambes.
    Le rythme que donne Sabine, « hou, xi », est généralement déroutant, inattendu, lorsqu’on l’entend pour la première fois, alors elle explique. Il s’agit du rythme de la respiration, mais aussi celui qui indique la flexion, l’absorption (hou) et l’expansion, l’expression (xi).
    Position du cavalier. Nous tendons les jambes, les bras se lèvent doucement, comme tirés vers le haut par un petit fil, puis nous nous asseyons et posons nos bras devant nous. Nous allons rapporter quelques fois le tigre à la montagne. Sabine nous invite à voir ce mouvement comme une grande respiration du corps. Zoom sur les pieds dans ce mouvements. Une fois en place, ils ne bougent plus, ils sont les fondations du corps.
    Ensuite, nous effectuons quelques déplacements. Lentement. L’appui sur la jambe arrière, la jambe libre avance, se pose, se tourne d’un quart de tour, l’appui se déplace, libérant la jambe arrière qui à son tour va se poser à l’avant, tourner d’un quart de tour vers l’extérieur. Et ainsi de suite, lentement, à notre rythme.
    Nous faisons ensuite l’exercice de rotation du bassin, l’appui sur la jambe arrière, les bras en balanciers. Le pied avant, simplement posé, tourne avec le corps, au rythme du décompte en chinois donné par Sabine…
    Exercices à deux. Cela aussi est déroutant lorsqu’on débute, car ça ne correspond pas toujours à l’idée qu’on se faisait du Taichi Chuan. Sabine explique, en substance, que le travail à deux est une prolongation du travail individuel. Avec mes mots : le travail individuel et le travail à deux ne sont pas deux pratiques différentes, mais deux modalités d’une même pratique, guidées par les mêmes principes.
    Le premier exercice consiste pour un des partenaires à se laisser peser de tout son poids sur le ventre de son partenaire, à prendre littéralement appui, le bras tendu, en position de « cueillir », sur le ventre de son partenaire. Pour que le poids « pèse » sur la jambe avant, on replie sa jambe arrière. Le partenaire qui reçoit la poussée, lui, est assis dans sa jambe arrière. À plusieurs reprises, il va repousser le poids de son partenaire en tendant sa jambe arrière, agissant ainsi comme une sorte de piston.
    Deuxième exercice en position de « parer ». Chacun « tient » un ballon devant lui. Poignet contre poignet, la main libre se pose sur le coude du partenaire. L’un des deux initie la poussée vers l’avant. Il faut être à l’écoute de son partenaire, ne pas anticiper les poussées. On change de rôle. Puis c’est maintenant la personne qui recule qui initie le mouvement, qui « aspire » le partenaire.
    Nous effectuons ensuite tous ensemble la première partie des treize postures. Puis trois groupes sont mis en place. Sabine, bien évidemment, reste avec les débutants. Je suis dans le groupe le plus nombreux, qui, sous la direction d’Helga, effectue le deuxième duan. Je saisis des bribes de ce que Sabine explique aux débutants : grand volant, klaxon (saisir la queue de l’oiseau), Yin et Yang, « vaste univers » (de notions, de concepts, de principes, etc.) dans lequel les débutants entrent.
    Juste avant la pause, Sabine nous dit quelques mots enthousiastes sur le « Wen Wu », qui est maintenant paru. Si le Taichi chuan est un art martial (le mot vient de Mars, dieu de la guerre chez les Romains), l’idéogramme de la couverture, que nous détaille Sabine, indique (en substance et si j’ai bien compris) que le but premier de cet art martial est d’éviter la confrontation.
    Au cours de la dernière demi-heure, nous travaillons un passage du 2ème duan, « frapper au bas-ventre », se retourner, les leviers, frapper sous le coude. Lorsqu’on effectue les leviers, le bas du dos doit être arrondi.
    Le premier des leviers est un exercice difficile. Je reprends à peu près tels quels les mots de Mai : avancer le pied droit latéralement, se redresser en tournant les deux pieds vers l’avant, faire le levier avec les bras en descendant sur sa jambe arrière, le bas du dos arrondi, le talon du pied avant se soulevant plus ou moins selon la version de Sabine (peu) ou d’Helga (plus) (on retrouve l’ancienne gymnaste, dixit Sabine). Je dois dire que la nuance m’a échappé. L’important, c’est la position du bas du dos arrondi et du bassin : pas de bascule mais flexion, sinon ça coince et au bout d’un moment mal de dos assuré !

    en réponse à : Novembre #798
    Rémi
    Maître des clés

    Jeudi 7 novembre. Les rencontres de l’Amicale débutent aujourd’hui, à Strasbourg, Sabine et la plupart des assistants y participent ; Fabienne et moi avons accepté d’animer le cours de ce jeudi.
    Souhaitant anticipé et préparé ce cours, j’ai envoyé à Sabine, en début de semaine, le programme que je proposais, découpé en quatre parties. J’avais besoin de son accord ; elle nous a donné carte blanche.
    Nous sommes huit en tout, dont Lucy, que je ne m’attendais pas à voir, et c’est une très heureuse surprise.
    La première demi-heure est consacrée aux exercices de base. Rien de révolutionnaire. Je prends un moment pour relire à l’attention de tous la réponse qu’avait faite Sabine à la question du bulletin quant à la bonne façon de s’asseoir dans ses hanches, et que nous avons mise dans le livret d’accueil. Je propose un exercice à deux, celui qui consiste à laisser reposer ses mains dans celles d’un partenaire. L’expérience m’ayant montré qu’il était intéressant et instructif de sentir le poids des mains de quelqu’un qui parvient à les laisser reposer, je propose que les « plus débutants » commencent l’exercice. J’ai dans l’idée d’amener à percevoir un avant et un après dans l’exercice. Les débutants commencent donc, puis les partenaires changent de rôle. Les débutants vont sentir le poids des mains de leur partenaire plus expérimenté, et vraisemblablement percevoir la différence de relâchement. Dans un troisième temps, ils refont l’exercice. Un peu différemment peut-être. Ce serait à eux de le dire…
    Pour la deuxième partie du cours, environ une vingtaine de minutes, je propose que les plus anciens se mettent à la disposition des plus débutants, afin d’expliquer tel ou tel mouvement d’un enchaînement ou bien tel exercice de base.
    Pour la troisième partie du cours, je propose aux participants, ainsi que je l’ai proposé à Sabine, de faire le premier duan de trois façons différentes. Je suis venu avec mon ordinateur portable et des enceintes, et nous effectuons le premier duan au rythme du son de bols tibétains. C’est un rythme assez lent, de 5 secondes en 5 secondes. À ce rythme-là, le premier duan dure un peu plus de 9 minutes. Après ce premier exercice, cette « première expérience », nous échangeons pendant quelques instants.
    Je propose ensuite que nous visualisions le premier duan, c’est-à-dire, sans l’effectuer « réellement ». Nous faisons tous le choix de nous asseoir parterre et de fermer les yeux. Afin que soyons « ensemble », j’indique le nom des mouvements et je guide de façon très descriptive les gestes et les déplacements. De nouveau, ensuite, nous échangeons.
    Troisième modalité, le premier duan plus rapidement, en à peine 4 minutes. Afin que nous soyons ensemble, je donne le rythme. Ensuite, nous échangeons de nouveau un moment.
    Au cours de la dernière petite (car le temps a passé vite) demi-heure, je propose que nous effectuions le 2ème duan au son de la voix de Sabine sur DVD. À mon avis, mais nous n’en avons pas parlé ensuite, c’était une bonne idée en théorie, mais par forcément en pratique. Car suivre le rythme, parfois changeant, sans avoir dans son champ de vision la personne qui le donne et qui effectue l’enchaînement, Sabine en l’occurrence, n’est pas aisé, surtout le 2ème duan. Ça aurait sans doute été plus simple avec le 1er duan.
    J’ai l’impression que chacun s’est prêté de bonne grâce à ce cours inhabituel, et à ses propositions elles aussi inhabituelles, peut-être même avec intérêt et curiosité. De mon côté, ça a été un chouette moment, qui est passé vite, alors que j’avais un peu craint le contraire. J’ai bien aimé nos échanges et notre proximité. Je ne peux pas parler à la place des autres participants, mais, de mon côté, j’ai vraiment eu l’impression que nous travaillions ensemble, et ça a été très agréable.

    en réponse à : Octobre #780
    Rémi
    Maître des clés

    Jeudi 31 octobre. En raison des vacances, c’est Helga qui anime le cours ce jeudi. Nous ne sommes pas très nombreux, six pratiquants, dont deux nouveaux. Helga débute le cours par plusieurs mouvements de Qi Gong. C’est très intéressant, mais c’est malheureusement difficile de mémoriser ces exercices pour les reproduire seul ultérieurement. Nous poursuivons ensuite avec des exercices de base habituels.
    Après cela, les quatre « anciens » que nous sommes effectuent les 1er et 2ème duans, tandis qu’Helga travaille avec les deux nouveaux. Au cours de la dernière demi-heure, nous faisons la première partie du 3ème duan.

    en réponse à : Octobre #739
    Rémi
    Maître des clés

    Mardi 22 octobre. Nous sommes assez nombreux, 25 ou 26 pratiquants. Nous faisons quelques exercices de base pour commencer, comme à chaque fois. Parmi ceux-là, il y a l’exercice durant lequel nous tenons nos bras devant nous, les bras légèrement repliés, coudes abaissés, les doigts dirigés vers l’avant. Un sablier pour minuter aujourd’hui. À vue de nez, trois minutes, ce n’est pas celui de la cuisson des œufs durs, et c’est tant mieux pour tout le monde. Je me souviens qu’une fois, il y a un certain temps maintenant, Sabine nous avait dit que maître Wang faisait parfois tenir la position un quart d’heure.
    Ensuite, nous travaillons « han xiong ba bei », ainsi que nous l’avons fait lors des tout derniers cours. Travail à trois d’abord. L’un des partenaires pose ses mains dans les mains d’un second. Il laisse ou essaye de laisser reposer ses mains et ses bras de tout leur poids. C’est un exercice qui n’est pas simple, et notamment les premières fois. Mais soutenir soi-même les mains d’un pratiquant un peu expérimenté, lorsqu’on débute, aide à percevoir ce qu’il est possible de faire. L’exercice a aussi pour but d’apprendre à mettre juste ce qui est nécessaire d’énergie pour tenir ses bras lorsqu’ils ne sont plus soutenus par d’autres mains. Trouver ce « minimum » n’est pas si simple, on peut toutefois s’en approcher, et peut-être ainsi s’approcher du quart d’heure…
    Dans l’exercice, le troisième partenaire pose une main sur le sacrum de la personne qui a les bras levés, et une autre main dans son dos afin de l’inciter ou de l’inviter à sentir sa respiration à cet endroit.
    Après cela, nous formons deux groupes, un pour les débutants, un autre pour les plus avancés. Sous la direction d’Hélène, nous effectuons les premier et deuxième duans. Hélène donne le rythme, et c’est facile de la suivre. Je me fais la réflexion que, si nous suivions son rythme, nous aurions certes un peu de retard sur elle, presque rien, le temps d’un écho, mais que, en revanche, nous pourrions plus facilement être ensemble. Et ce n’est pas toujours le cas…
    Au cours de la dernière partie du cours, nous effectuons le 3ème duan. Un (petit) groupe pour la première partie, un autre pour la deuxième partie. Puis, tous ensemble, nous faisons l’application du début de « la dame de jade », juste après le simple fouet. Le partenaire qui « attaque » tient le poignet droit de son adversaire et le tire en arrière. Celui qui fait l’application lève son bras gauche et le pose, assez rapidement mais sans force particulière, dans le creux du bras qui le tire vers l’avant. Puis, avançant sa jambe et se baissant, laisse le poids de son corps prendre appui sur le bras de son adversaire, emportant celui-ci vers le sol.

    en réponse à : Octobre #726
    Rémi
    Maître des clés

    Jeudi 17 octobre. Après quelques exercices de base habituels, nous travaillons un moment le mouvement « prendre le tigre dans les bras et le ramener à la montagne », tel qu’on l’exécute lors des exercices, c’est-à-dire avec une inspiration et une expiration supplémentaires comparé au même mouvement exécuté lors des enchaînements.
    D’abord à deux, dans un exercice d’observation mutuelle et à tour de rôle. Ensuite, Sabine « rassemble » toutes les remarques que lui ont inspirées ses propres observations. Les pieds sont parallèles, légèrement tournés vers l’intérieur, écartés de façon à se caler sur la carrure. Une fois positionnés, les pieds ne bougent plus. Ce n’est pas uniquement un mouvement des bras vers le haut, ensuite, car l’extension vient aussi des côtes qui s’écartent.
    Lorsque les bras redescendent, on voit ses mains, ce qui signifie que les bras ne sont pas portés vers l’arrière de façon excessive. On descend d’abord le dos droit, on penche le buste en avant lorsque ça devient nécessaire pour pouvoir continuer à se baisser.
    Quand on remonte, le dos de la main droite est posée dans la paume de la main gauche.
    Ensuite, nous faisons à deux l’application de ce mouvement. L’un des partenaires pousse son adversaire au niveau de la poitrine. Celui qui fait l’application absorbe la poussée, monte ses bras entre ceux du partenaire, tourne ses mains vers l’extérieur, saisit les coudes de son adversaire et le repousse.
    Une deuxième version, que nous ne ferons pas pour des raisons qui vont rapidement devenir évidentes, consiste à ne pas s’arrêter aux coudes de son adversaire, mais à se baisser jusqu’à pouvoir réunir ses mains derrière les genoux de celui-ci, ce qui l’empêcherait de reculer. Un petit coup d’épaule sur une des cuisses du partenaire, et celui-ci tombe.
    Au cours de la dernière demi-heure, nous travaillons le 2ème duan, à partir des leviers, qui sont suivis de frapper au-dessous du coude, coup de talon, caresser le dos du cheval, se baisser, frapper le tigre.

    en réponse à : Octobre #725
    Rémi
    Maître des clés

    Mardi 15 octobre. Le début du cours fait largement écho au cours du jeudi précédent, tel que relaté par Mai sur le forum, et il y est donc question de « han xiong ba bei », rentrer (légèrement) la poitrine et arrondir le dos. Nous le travaillons d’abord à deux. La position est statique, alors, comme chaque fois que c’est le cas, il est difficile, pour moi en tout cas, de savoir si je fais comme il faudrait. On le travaille ensuite à trois, de façon plus mobile. Le mouvement me fait penser à la fin de la fermeture apparente.
    Nous faisons un peu de travail au sol. Très peu. Sabine nous dit, en substance que, si ça nous est pénible, eh bien il ne faut pas le faire. La proposition est tentante…
    Plusieurs niveaux de pratiquants, alors plusieurs groupes. Je vais dans celui du 3ème duan, la première partie sous la direction d’Hélène, jusqu’à « séparer la crinière du cheval », dont j’ai maintenant la confirmation qu’il est en effet sauvage : séparer la crinière du cheval sauvage !
    Après la pause, de nouveau plusieurs groupes. Je vais dans celui qui, sous la houlette de Charlie, va effectuer la deuxième partie du troisième duan. Je l’avais assez bien mémorisé cet été, mais il s’est largement évaporé depuis, et j’ai vite compris que j’avais été présomptueux.
    Ensuite, Sabine nous fait travailler la partie du 2ème duan qui est inversée, en miroir, dans le 3ème duan. L’exercice n’est vraiment pas simple. Et la formule est toute trouvée : l’envers du 2ème, c’est l’enfer du 3ème. Elle est excessive, bien sûr, et ne vaut que pour le jeu des mots, car cet enfer où l’on se moque de soi, beaucoup, et où l’on se désespère, un peu, ou le contraire, n’a évidemment rien d’infernal. Mais il n’empêche qu’il va falloir y revenir, car avec cet envers, le cerveau a un peu de mal à s’y retrouver…
    La dernière demi-heure est consacrée à la perche.

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